Pendant que les grands s’échauffent pour la Coupe du Monde, nos petiots également étaient au turbin ce weekend. Avec le même  sérieux. Il est vrai qu’eux ils ont encore un peu de temps  pour préparer leurs grosses échéances. Normalement pas avant 2032. Si tout va bien. Mais ils y seront. Car ils n’étaient pas là pour rigoler ce samedi .Si pour eux ce n’est qu’une agréable répétition, néanmoins ce n’est pas une récréation à prendre à la légère. Non, car tout ceci entre dans le cadre d’un long projet mûrement réfléchi  qui doit les mener sur le toit du monde : disons dans 2 décennies.  Et un plan de carrière çà se prépare très jeune. Pas le trop temps de gamberger ni de s’amuser avec les vignettes  Panini ou la Play Station. Çà c’est pour les grands. Déjà qu’avec la pression que leur colle leurs coaches, ce n’est pas gagné d’avance. Pas tous des marrants ceux-là, sans oublier les parents qui leur demandent de réaliser des prouesses techniques et physiques que même Mbappé ne faisait pas à cet âge .Et eux encore moins.  Les conseils avisés également çà pleut : « Viens ici » « Va là » « Non, pas comme cela, mets ton intérieur du pied » ou moins gentils : « Si t’as pas envie de courir !!» .La vie n’est pas toujours simple quand on est jeune footballeur. Entre la maman qui a les yeux énamourés pour le fiston, le père qui  veut en faire un pro à  son image. Et le coach, un futur Neymar. Avec tout çà, il faut composer pour nos chérubins. Pas évident quand on n’est pas plus haut que 3 pommes (pour les plus grands). Le monde ils le voient d’en bas, eux. Dark side of the moon dirait David Gilmour des Pink.

Tournoi (80)

Passé le coté obscur, malgré tout ils y ont mis du cœur en dépit d’un temps lourd et orageux. Qu’à cela ne tienne. Car ces tournois, c’est la cerise sur leur gâteau. Le moment de sortir des sentiers battus, de  se confronter à d’autres équipes que celles qu’ils rencontrent habituellement. Et même désormais on croise des demoiselles. C’est vrai qu’elles ne sont pas encore légion. L’égalité des sexes ce n’est pas encore gagné. Pour vous donner une idée : un peu moins qu’à l’Assemblée Nationale mais quand même plus qu’au Sénat.Et pas que sur le terrain . Car même chez nous, au club, elles pointent également leur bout du nez. Ainsi, on avait déjà le quatuor d’Ex-Playmates, les disciples d’Yvette Horner (paix à son âme), les égéries de Mrs Luc et Roger, qui squattaient tous les postes intéressants du club. Mais là, une nouvelle génération semble émerger. Disons nettement plus jeune pour ne pas  vexer nos sœurs. A pas comptés, elles s’accaparent la police du terrain, les tableaux de marque .Des postes laissés vacants par nos sœurs qui bientôt n’auront plus l’exclusivité de servir le vin (de la messe) à nos Pères et à nos pairs. Enfin une manière bien à moi de remercier ces gentes demoiselles qui nous ont prêté assistance pour ce samedi.

Tournoi (2)

Une amicale attention également à l’égard de nos U15 qui ont assuré l’arbitrage. Une jeune solidarité doublée d’un sens du partage que l’on aimerait retrouver à tous les étages de notre maison. N’ayant pas de campagne électorale en vue, on n’a guère croisé d’homme politique , signe que nos notables se sentent bien assis. N’ayant aucune ambition politique, je termine en remerciant tous les bénévoles qui nous aident régulièrement. Des gens qui savent se mouiller .Et le temps s’y prêtait. Des gens qu’on aimerait  récompenser plus souvent  mais nos finances étant plus à l’image  d’un Laurel que d’un Hardy, il  sera bien difficile. A moins que la LPP consente à nous lâcher quelques écus sur leur 1,1 Milliard de leur récent jackpot. Ce dont j’en doute, la fourmi n’étant pas prêteuse. Un peu dommage. Quand les bleus prennent l’envol pour Moscou, faut-il rappeler que sur les 24 joueurs, 23 sont issus de clubs amateurs. On ne nait pas pro . D’où l’utilité de tous ces petites manifestations sportives qui permettent d’engranger (un peu) d’argent. Il vaudrait  mieux ne pas se couper l’herbe sous les pieds : ce qui est, avouez, le comble pour un footballeur. Un merci également à nos fidèles sponsors, toujours la main sur le portefeuille.

Mais là, je m’éloigne de mes petiots. Donc, les Orvaltais étaient en nombre. Ce qui est normal, ils étaient quand même chez eux. Malgré tout, en dépit de leur courage et du désespoir de leurs coaches, ils n’ont pas gagné. Car l’histoire ne manque pas de sel : ce seront nos visiteurs de St Aubin de Guérande qui repartiront avec le trophée. Il s’en faudra pour cela d’une main non sifflée contre la valeureuse équipe de Azé pour leur ouvrir la porte de la victoire et leur coupe Jules Rimet à eux. Franchement 2 équipes talentueuses, qui, pourtant avaient fait un long périple (1h30 pour les voisins de Château Gonthier)

Tournoi (102)

Et de part et d’autre des joueurs de talent entre le N°2 de Azé (150 jongles quand même) et son digne pendant, coté Guérandais, le remarquable  N°17. Un avenir radieux s’ouvre devant ces 2 là, s’ils persévèrent. Mais pour tous ces jeunes, une véritable joie de jouer, la noblesse du sport telle que l’avait imaginée Mr Coubertin. Entre la joie du vainqueur et la détresse du vaincu, un arc en ciel de sentiments mais une passion jamais démentie.

Un avenir moins radieux pour le club avec notre dinosaure Patrick Annese pour qui c’était la der. Que vont devenir toutes ses fans attentionnées  quand Patriiiiiiiiiick ne sera plus là. On s’était dit rendez-vous dans 20 ans. Même jour, même heure, même stade. . Ça y est. On y est.

On ne va pas se casser la voix, mais j’te le dis quand même : Bon Vent à toi. J’te mentirais si je te disais qu’l’on a pas des regrets. Bye Patriiiiiiiiiick .

Les vieux foutus au rencart, il appartient désormais à la jeune génération de prendre les choses en main. Celle des Kevin, Maxime, Serkan, Fawzi, Christina, Victor, etc. Savant dosage de Portugais, Rebeux, Gaulois et  Pachtounes pour s’occuper de nos pitchouns. On leur fait confiance.

Tournoi (118)

Bon vent également à Anthony Charbonneau lui aussi attiré par les mistrals gagnants. L’exemplaire entraîneur des gardiens laissera une grande place vide auprès  de Mr Michel et de Marius. Aussi discret que talentueux, une personnalité qui ne s’oublie pas. Autre partant, Steven, l’idole des jeux. L’anti Tony, l’exubérant à la faconde communicative a su se forger une stature au sein du club en quelques années auprès de ses jeunes pousses.

Je termine ainsi ma 3ème saison. J’avoue que mes textes ne sont pas du Flaubert , ou du Zola , quoique aussi long , juste du René  qui vous souhaite de Bonnes Vacances avec ce dernier regard bien attendrissant sur tous ces bambins qui savent nous apporter une bonne bouffée d’air pur.

Egalement une pensée à mon ami Emile, parti, il y a 1 année.

Kenavo, da vechal. Au revoir, a bientôt.